Les caves et cuveries sont en ébulitions. Les fermentations étant très actives, il faut les laisser travailler tranquillement. Les levures connaissent leur "boulot". Voici donc une bonne raison de s'échapper parmis les brumes matinales.

Puis arrive enfin un matin où le nez penché au-dessus d'une cuve en fermentation, le vin vous appel en disant : " C'est le moment, je suis prêt, tu peux me sortir de là...".

Il faut alors préparer le matériel,

 

Tout d'abord le jus de goutte, que l'on déguste avec anxiété.

Puis le jus de presse qui illumine la cuverie en s'écoulant du pressoir.

Cela donnerait presque envie de se mettre à la peinture...

Les raisins pressés sont évacués. Le marc est toujours très agréable à manipuler, un peu chaud, encore vivant et imprégner des arômes du vin.

 

Le pigeage commence en même temps que les fermentations en cuve. Il favorise l'extraction des substances pelliculaires. C'est un travail très physique qui est de plus en plus remplacé par des systèmes automatiques très efficaces lorsque le viticulteur possède de nombreuses cuves.

 

Le jus remonte au dessus du châpeau. La couleur commence à se fixer dans le vin.

 

La cave à à blancs est remplie et les fermentations sont très actives. Le ventilateur est là pour evacuer le CO2 résultant de cette activité levurienne.

Enfin ! Après le pressurage, le jus se presse de rejoindre la cave et ses tonneaux. 

 

 

 

Un dernier rayon de lumière avant de fermer les portes du paradis.

Ces grappes de chardonnay en 1er cru Tête du Clos à Chassagne-Montrachet semblent profiter pleinement de leur derniers instants au soleil. Bientôt elles seront compressées...

A nous maintenant de transformer ces raisins magnifiques en une boisson qui pourra illuminer nos tables pendant de nombreuses années.

Au-dessus du village de Volnay passe le GR76. Les vignes cèdent alors la place à un paysage très différent et propice à la ballade.

Les Landes ? Non, juste un petit chemin au dessus les 1er crus Volnaysiens.

Notre Dame des Vignes avec une vue imprenable sur le village en contrebas.

Un détail de la plaque. Suivent quelques images volées lors de cette marche.

 

 

Nous entrons dans une phase importante de croissance des raisins. La veraison est la coloration des baies pour le Pinot Noir et une pellicule qui devient translucide pour le Chardonnay. Cette étape correspond également à une forte intensification de l'accumulation des sucres dans les baies.

Une première baie  qui change doucement de couleur.

Une grappe atteinte par le phénomène de millerandage, qui est un phénomène très interessant pour la qualité des raisins bien que résultant d'une erreur au moment de la floraison.

En effet les petites baies que vous voyez sur la photo se sont développées sans fécondation préalable. Ces baies ne possèdent pas de pépins et sont nettement plus sucrées que les baies de taille normales qui sont sur la même grappe

Une petite pluie bienvenue pour rafraîchir la vigne.

Un des nombreux habitants des vignes, cette petite sauterelle pullule avec les grosses châleurs.

En cette période de fortes châleurs, la vigne souffre moins que les autres cultures plus voraces en eau. Le printemps a été pluvieux et les réserves si faibles soient elles profitent à chaque racine. La vigne semble s'épanouir lors des pics de température, les raisins bien à l'ombre sous les feuilles endormies sembles faire la sieste en attendant de reprendre vie le soir ou tôt le matin. Ce sont des moments où il ne font pas trop intervenir dans le vignoble, où l'ombre et le calme peuvent permettre à chaque cep de mieux résister à la canicule.

Un orage peut rapidement anéantir tout le travail effectué. Mais il arrive que cet orage soit amateur de bons vins et épargne donc le vignoble....

Juste au dessus de Saint Aubin une trouée dans le ciel épargne le village.

Phénomène météo ou intervention divine ?

Nous voici donc en route pour Berlin à l'occasion dune dégustation organisée par la société Wein & Glas, un de mes importateur Allemand.

Pile pendant la coupe du monde ! Avec heureusement pour notre confort de circulation pas de match dans Berlin pendant ces deux jours. L'ambiance était très agréable, le temps étant même de la partie.

La dégustation se tenait dans une ancienne fabrique de porcelaine reconvertit en musé très moderne.

Avant la présentation des vins par tous les viticulteurs présents, une petite ballade dans le centre pour découvrir la ville.

Le moderne croise toujours l'ancien.

Un célèbre point de contrôle.

L'escalier d'un centre commercial dans l'ancien "Est".

A proximité de la Porte de Brandeburg, le mémorial aux victimes de l'Holocauste.

Et pour finir un magnifique parc juste derrière le lapin rose. Un bel endroit où manger des saucisses et regarder l'équipe de France vaincre avec panache...

Avec ce début de printemps un peu pluvieux et frais, les vignes poussent à une allure raisonnable.

La lumière est toujours aussi belle après une journée de pluie.

La Romanée après un premier relevage et deux ébourgeonnages.

Détail des futurs raisins.

La vigne s'élève doucement vers le ciel.

Les nouvelles vrilles s'attaquent aux piquets. On peut apercevoir  les anciennes vrilles desséchées.

 

Cette jeune feuille en contre jour nous dévoile ses secrets.

Après un hiver rigoureux et un début de printemps pluvieux, il est temps de mettre en action le tracteur. La terre est bien reposée, les périodes de gels dégels donnent une texture sabloneuse aux sols après le passage des charrues. Ce premier travail est effectué en profondeur afin "de faire un maximun de terre" ce qui nous permettra de travailler facilement les sols jusqu'à la fin du mois de juillet.

Détail d'un Fer de charrue patiné par la terre et les cailloux.

Les "oreilles de cochons" qui permettent de réaliser un léger débuttage.

Passage au plus près des ceps.

Le Bobard dans Les Chassagne-Montrachet 1er cru Tête du Clos.

Déja 3 feuilles étalées.

On arrive même à dessiner dans les rangs de vignes.

Le poste de pilotage...

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ne serait-ce qu'à travers quelques photos les merveilleuses bouteilles bues au restaurant La Cabotte à Nuîts-Saint-Georges. Des bouteilles emmenées par un client d'un très grand Domaine de Morey Saint Denis et la machine à remonter le temps entre en marche...

Mouton Rothschild 1945 en magnum. Encore superbe.

Château Lafleur 1950 en Marijane (2.2 litres). A l'aveugle on pourrait penser à un 2003...

La Tâche 1971 magnum. Grandiose Pinot.

Petrus 1947 en Magum. Cette bouteille sera gardée pour d'autres convives, nous avons bu le Petrus 1950 en Magnum, malheureusement pas de photos...

Pour le déssert, Yquem 1921... Abricot, zest d'orange, une très grande bouteille.

Voici en plus quelques images de bouteilles qui sont restées dans le sac et qui profiteront à d'autres personnes.... Juste pour les yeux.

L' Evangile 1947 en Magnum.

Lafleur 1945 en Magnum.

Lafleur 1961 en Magnum.

Montrachet 1985 Ramonet en Magnum.

Romanée Saint-Vivant 1978 en Magnum.

Vouvray le Haut-Lieu 1947 bouteille.

Yquem 1967 demie bouteille.

Chambertin Rousseau 1985 bouteille.

 

 

S'il est une chasse dont on aime revenir bredouille c'est bien la chasse aux "Mange-Bourgeons".

Cette dénomination permet de comprendre aisément le type de dégâts occasionnés par deux chenilles : la Noctuelle et la Boarmie. Ces deux prédateurs s'attaquent aux bourgeons alors qu'ils commencent à gonfler et jusqu'à l'apparition des premières feuilles. Elles évident le bourgeon comme on le ferait pour un oeuf à la coque. Heureusement pour moi la recherche dans ma parcelle de Chevalier Montrachet a été infructueuse, mais je ne désespère pas de vous montrer les "Bêtes" prochainement en photos, juste avant leur éradication... 

Voici tout de même quelques clichés de ce début de printemps sur la colline du Montrachet.

Le bourgeon dans le coton

Gros plan sur le mouron des oiseaux qui recouvre les rangs.

Vieux ceps de Chevalier Montrachet

Détail du "murger" qui est le nom donné au tas de pierres enlevées lors de la plantation de la vigne et placées sur le côté de la parcelle.

Le murger en détails.

En relevant la tête,  un hélicoptère passe visiter les Montrachet au ras des piquets.

En revenant vers Chassagne, du laurier dans la parcelle de Chevalier Montrachet  "La Cabotte" célèbre cuvée de la Maison Bouchard Père et Fils.

Cabotte est le nom commun donné à ces magnifiques maison de pierres édifiées aux milieu des vignes. Celle ci a été entièrement rénovée par Bouchard Père et Fils et domine le Montrachet.

A l'intérieur avec vue sur le Chevalier et le village de Chassagne-Montrachet

La magnifique charpente qui soutient le toit en pierres.

Le vigneron de la Maison Bouchard. C'est ce monsieur qui travail tout le Montrachet et Chevalier Montrachet. Il passe sa vie dans les Grands Crus...

Détail du toit.

Une belle résidence secondaire.

Dans le cadre des Grands Jours de Bourgogne, le Château de Pommard recevait une quarantaine de producteurs afin de faire découvrir à plus de 500 invités les vins de l'appellation.

Voici quelques photos de cet endroit magnifique rénové par l'actuel propriétaire Monsieur Giraud.

Côté cour...

Côté jardin

Cour intérieure avec un bronze de Dali

Petits passages vers le Clos de 20 hectares

Les vignerons qui partent aux vignes le matin peuvent apercevoir cette voute en levant la tête...

 

 

Entrée du jardin paysagé

Cabane pour ranger les outils du jardinier

La piscine

Le puits

Cour d'entrée

Salles de dégustation avec une cheminée monumentale

Avant de partir.

Je vous invite vraiment à faire un détour par le château de Pommard, cet endroit est vraiment magnifique. Vous pourrez également déguster les vins élaborés par Philippe Charlopin depuis le millésime 2004.

Meursault Corbins, Meursault Perrières, Chassagne-Montrachet Romanée, Chassagne-Montrachet Tête du Clos, Chevalier Montrachet, les dernières cuvées du millésime 2004 sont désormais en bouteilles. Voici quelques photos de cette opération toujours délicate, spécialement cette année, ces vins ayant été mis en bouteilles sans filtration.

 

Le millésime 2005 a été à plus d'un titre extraordinaire. L'équilibre des vins blancs et rouges est remarquable, qualité sanitaire, sucres, acidités et rendements maitrisés se sont conjugués sur la même année,  que demander de plus ?

Voici une présentation des différentes cuvées.

VINS BLANCS

Bourgogne : 12° naturels, 66 hl/ha

Chassagne-Montrachet Village : 12°6 naturels, 56 hl/ha

Meursault Village Les Corbins : 13° naturels, 56 hl/ha

Meursault Village Les Grands-Charrons : 13° naturels, 40 hl/ha

Chassagne-Montrachet 1er Cru Tête du Clos : 13° naturels, 28 hl/ha

Chassagne-Montrachet 1er Cru La Romanée : 13° naturels, 41 hl/ha

Meursault 1er Cru Les Perrières : 13°1 naturels, 53 hl/ha

Chevalier-Montrachet Grand Cru : 13°8 naturels, 13 hl/ha

VINS ROUGES

Bourgogne Vieilles Vignes : 12°7 naturels, 49 hl/ha

Pommard Village Les Perrières : 13°2 naturels, 35 hl/ha

Beaune 1er Cru Les Montrevenots : 13°1 chaptalisés, 57 hl/ha

Chassagne-Montrachet 1er Cru La Grande Borne : 13°3 naturels, 21 hl/ha

Pommard 1er Cru Les Pézerolles : 13°8 naturels, 30 hl/ha

Depuis plusieurs années, Londres accueille la Bourgogne au mois de janvier. Les importateurs présentent à leurs clients le nouveau millésime, les viticulteurs se déplacent pour rencontrer les amateurs Anglais. Voici quelques images de cet après midi de dégustations et déambulations dans Londres.

Les célèbres "Horse Guards" surveillent le chemin qui mène à Buckingham Palace...

Saint Jame's Park Lake avec en arrière plan la caserne des Horse Guards.

Big Ben à deux pas de la salle de dégustation sous le célèbre brouillard Anglais...

Houses of Parliament et la Tour Victoria

Georges V surveille l'abbaye de Westminster.

L'abbaye de Westminster.

Le hall d'entrée de "The Institute of Civil Engineers" lieu de la dégustation de Justerini and Brooks mon revendeur.

La coupole de la salle de dégustation.

La salle en fin de dégustation. Les 2004 ont connu un franc succès lors de cette présentation. Les réservations ont été nombreuses, et les personnes présentes enchantées par ce millésime.

Le temps en cette fin de mois de décembre est en effet très frais. La neige a recouvert les vignes et le froid s'installe. On trouve alors refuge dans la cave où les vins du millésime 2005 travaillent au chaud. Les fermentations Malo Lactiques sont achevées dans toutes les cuvées. Les fermentations alcooliques sont elles encore actives dans de nombreuses cuvées ce qui est à mon avis très prometteur pour la complexité du vin. Après malo, les acidités sont superbes mais pas envahissantes lors de la dégustation. On devine un équilibre superbe entre la matière, la nervosité et la longueur des 2005.

Les derniers vins blancs du millésime 2004 ont été collés début décembre pour une mise en bouteille prévue courant février.

Voici pour finir quelques paysages Bourguignons en cette fin décembre.

 Le Chassagne-Montrachet Village planté en 1999 ainsi que son cerisier un peu "chétif".

Un très jeune repiquage dans cette même parcelle.

Le Chassagne-Montrachet la Romanée avec en arrière plan l'Abbaye de Morgeot.

Un impact de grêlon sur un bois de Romanée (orage du 17 juillet 2005).

Voici en images l'évolution des étiquettes depuis le millésime 1996. Je change environ tous les deux à trois millésimes.

L'évolution continuera encore...

 

A peine le millésime 2005 rentré en cave, mon esprit commence  à se tourner vers 2006. Ce millésime marquera les 10 années d'existence du Domaine !

En 10 ans beaucoup de pratiques ont évolué.

Dans la vigne, je pratique depuis le millésime 2001 la culture totale des sols, plus aucun herbicide n'est utilisé. Comme vous pourrez le constater sur les photos des autres articles, le sol est ainsi recouvert d'herbe en hiver. La terre est plus aérée, vivante et les racines plongent ainsi plus profondément et trouvent des ressources nouvelles. Ce travail demande une attention particulière, spécialement  du mois d'avril au mois d'août où dans le cas d'années humides, un passage toutes les deux semaines s'impose afin de s'affranchir des mauvaises herbes.

L'évolution pour 2006 sera donc un passage à la lutte biologique qui remplacera une lutte raisonnée. Cette dernière étant déjà très aboutie et réfléchie grâce au groupe formé par les vignerons de Chassagne-Montrachet aidés par un technicien de la chambre d'agriculture.

Cette lutte demandera encore plus d'attention et de temps, les produits utilisés pour combattre les maladies étant moins efficaces et ayant moins de rémanence que leurs homologues en lutte "chimique".

Pour la partie vinification et élevage les évolutions ont été considérables.

Au niveau du matériel avec le passage au pressurage pneumatique en 1998 puis avec l'adoption d'un autre pressoir à cage fermée en 2005. La vendange est depuis le millésime 2001 transportée dans des bacs et déchargée à l'aide de tapis. Le décuvage se fait également de cette manière. Le volume de grosses bourbes est nettement inférieur depuis.

Le millésime 2004 sera mis en bouteille avec mon propre groupe d'embouteillage acheté en commun avec un ami du village. Plus de filtration ni en blanc, ni en rouge excepté pour le Bourgogne Blanc dans ce millésime 2004.

L'achat de nouvelles cuves inox permettra d'élever plus longuement plusieurs cuvées et ainsi de mettre ces vins en bouteilles au bon moment.

De 4000 bouteilles en 1996, le millésime 2004 donnera naissance à un peu plus de 28000 bouteilles ! Une augmentation qui nécessite beaucoup d'adaptation en termes de main d'oeuvre et de moyens financiers.

Mon but étant toujours de respecter au maximun toutes mes parcelles de vignes afin que le vin reflète son origine et son millésime. Certains vins sont réussis, d'autres ont moins bien évolué. J'assume toutes ces réussites et bien entendu toutes ces erreurs. Parlez-moi de vos bouteilles, de vos impressions, toutes vos remarques seront les bienvenues pour me faire progresser.

En ce moment, les 2001 blancs sont superbes, gardez un peu vos 2003, vous serez surpris par leur longévité.

En rouge, les 2000 sont à boire sur le fruit en ce moment. Posez-moi des questions sur l'optimun de mes vins, je tacherai de trouver une réponse...

Bonnes dégustations,

vincentdancer@free.fr

Hier, la dernière cuvée a été entonnée. Le Chassagne-Montrachet Village rouge travaille désormais et au minimum pour 12 mois dans cette grosse barrique de 500 litres. C'est un essai, nous verrons à l'élevage ce que peut apporter au vin la vie dans un gros contenant.

A droite de cette barrique de 500 litres une barrique "normale" de 228 litres qui paraît tout  à coup bien ridicule.

Pour voir la petite Barrique, il faut descendre dans la cave...

Et là se terre le Chevalier Montrachet qui travaille toujours ses sucres dans une petite barrique de 132 litres. A sa gauche, toujours une barrique de 228 litres (Chassagne-Montrachet la Romanée).

Une dernière photo des barriques du millésime 2005.

 
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